jeudi 24 septembre 2015

Quand je serai grande

Plus tard, je serai posée. Je saurai où je vais. Je serai une vraie adulte, j'aurai fini de tout chambouler. Sauf qu'être grande, c'est pas gagné. Essentiellement parce que je suis petite ET que j'ai fini ma croissance !

Héhé. Plus sérieusement. Comme une enfant, je voudrais me rouler dans le couette et bouder. Je suis fatiguée. Fatiguée de mon boulot, déjà. Qui m'épuise nerveusement, qui me draine toute mon énergie. Je ne sais pas où je travaillerai dans 15 jours, ailleurs j'espère. Mais ça va sans doute bloquer. Mais on sait pas encore. Bref, un bel imbroglio. Toujours est-il que là où je suis, l'ambiance est détestable. Je dois suivre des consignes parfaitement débiles. Etc. 

Fatiguée de ma fille aussi. La rentrée est dure pour elle, elle est très fatiguée... Et quel est le propre d'un enfant fatigué ? Il chouine, il râle, il pleure. Youpi... J'ai beau être dingue d'amour pour elle, je n'en peux plus par moments.

Fatiguée de mon manque d'énergie (fatiguée d'être fatiguée ?!). Fatiguée de ce speed pour réussir à caser mes deux séances de sport / semaine. 

Bref. Il y a un an de cela, je me demandais bien où je serais aujourd'hui. Et si je l'avais su, cela m'aurais évité bien des angoisses. Car même si là tout de suite, c'est un peu compliqué, l'avenir est bien plus rose qu'il y a un an. 

De la même manière, je me demande ce qu'il en sera de tout cela dans un an. Si tous mes/nos projets se réalisent, ce sera le bonheur. On aura déménagé, et j'aurai changé de boulot. Dans un monde merveilleux nous aurons une jolie maison, avec un bout de jardin, et je serai épanouie dans mon travail.

Je reste réaliste : avec la bougeotte permanente que j'ai, il me faudra toujours changer quelque chose. Cependant, j'ose espérer que ce seront des changements non pas nécessaires pour me sentir bien, mais plutôt des changements positifs, qui résulteront d'envies. 

D'ici là, il me reste un an. Un an pendant lequel ça ne va pas être de tout repos. Je suis en pleine galère professionnelle, on vit à 3 dans un 40m² pourri, et j'ai pas mal de choses à gérer afin de finir de clôturer ma vie d'avant. J'aimerais durant ce laps de temps apprendre à grandir, prendre du recul, rester zen, être patiente. Je compte sur le sport pour y arriver, et aussi me renseigner sur tout ce qui touche à la méditation et la psychologie positive :) 

Des pistes à me donner pour être plus grande ? (La première qui me dit de manger de la soupe se prend une baffe virtuelle xD )

mercredi 9 septembre 2015

Toute première fois, tou-toute première fois...

La chanson dans la tête, c'est cadeau ! Petit article aujourd'hui pour sortir de la torpeur des vacances et pour te dire que je suis enfin dépucelée ! 

Haha. Plus sérieusement, à peine rentrée de vacances, j'ai été à mon 1er cours de yoga ! J'emploie l'expression "dépucelée" car c'est comme le sexe finalement, on en entend beaucoup parler, on croit savoir à peu près comment ça va se passer et finalement, c'est tout à fait différent. 

Je m'imaginais déjà mal à l'aise avec plein de gens beaux / souples / béats / sportifs / athlétiques / perchés (raye la mention inutile). Je supposais aussi devoir me contorsionner en vain, en espérant vaguement approcher certaines posture, le tout en souffrant le martyr. Et puis je croyais aussi que ça allait être super bizarre et que j'allais devoir me retenir de pouffer. 

Oui, mais il fallait absolument que j'essaie. Déjà parce que je suis curieuse : on en dit tellement de choses, sur le yoga. Aussi parce que je suis une stressée de la vie, et que j'aimerais bien me détacher un peu de cela. 

Et que j'ai bien fait d'essayer !!! J'ai adoré ce cours (et le suivant). Littéralement. Pour le premier, j'ai pris un atelier spécial débutants, histoire de ne pas être trop paumée. La prof nous a expliqué les principes fondamentaux du yoga, ainsi que quelques postures de base, le tout agrémenté d'exercices de respiration. 

Ce que j'en ai retenu : le principe de non compétition. Inutile de regarder ce que fait ton voisin, l'essentiel est de ressentir la posture, le bien qu'elle nous apporte, et ce qu'elle fait travailler. 

Se respecter : de la même manière inutile de forcer comme un dingo sans réfléchir (je peux être comme ça parfois) chacun son rythme, on fait travailler son corps et son esprit, sans se faire de mal. 

Respirer. Prendre le temps de respirer, vraiment. Pour une fois s'accorder de se regarder le nombril, observer comment notre propre corps fonctionne, voir son souffle, l'amadouer, en faire un outil. 

...et le fameux "Aooooommmmmm". Comment dire ? Quand la prof nous a dit que nous allions chanter, ma petite voix intérieure a dit "et m*rde....". Car je voyais cela comme une espèce de folklore ridicule, auquel je ne pouvais décemment pas m'empêcher de rire. Là encore, j'ai été surprise. Par la force de ce son notamment. Par ce qu'il dégage. Moi, si dubitative, j'ai été charmée. 

Je pense cependant que cela dépend beaucoup de l'état d'esprit dans lequel on "chante". Evidemment, vu de l'extérieur, ça reste bizarre. Mais après une heure de cours, suivie d'exercices de relaxation, l'esprit est relaxé, ouvert, et ce chant clôt parfaitement cette parenthèse que représente le yoga pour moi désormais.

Je sais que je ne deviendrai probablement jamais une grande yogi, mais si cette heure et quart peut devenir un havre de paix hebdomadaire , un moyen pour moi de gérer mon stress et mes angoisses, le tout en tonifiant mon corps et en l'assouplissant... je crois que j'aurai tout gagné !!

Et toi, tu pratiques le yoga ? Depuis longtemps ?