jeudi 31 mars 2016

La crise de la trentaine

On en parle peu, faut dire aussi que généralement, c’est un cap qui passe plutôt bien. Souvent, on a 
entamé sa carrière, voire déjà pour certains sa vie de famille. Ou encore mieux : les deux. Chez moi, 30 ans, c’est compliqué. A 27 ans 1/2, je m’en faisais déjà une montagne (nooon, l’anticipation, c’est pas mon truc). Mon couple ne me convenait plus, horizon pro bouché … pas la folie quoi. 

A 27 ans ¾, j’ai perdu mon Papa. Brusquement, sans prévenir. Une fois le deuil passé (enfin, autant que possible…) j’ai envoyé valser mon couple. Je me retrouvais de nouveau célibataire à 28 ans, avec une petite choupette de deux ans, et un avenir pro toujours aussi pourri. Mais j’avais envie de faire la fête. 

Puis, je suis tombée (follement) amoureuse. Je me suis remise officiellement en couple. Mon ex aussi de son côté, bref, la situation côté cœur s’est stabilisée. L’idée de fête, finalement, bof. Je ne suis pas hyper sociale/sociable, l’impression d’être complètement out de toutes ces conneries. M’en fiche puisque j’ai de nouveau un home sweet home, qui me va très bien. On pourrait croire que tout va bien dans le meilleur des mondes, mais ce serait trop facile ! (Et puis je n’écrirais pas un tel pavé !)

La perte de mon Papa m’aura au moins appris quelque chose : demain, c’est peut-être fini. Alors je veux profiter. Pas me dire qu’à 30 ans je suis déjà résignée. Je ne veux pas me gâcher la vie si jeune. D’où la volonté de tout recommencer, ce qui m’a parfaitement réussi pour ma vie de couple. Par contre, le boulot… 

C’est bête dit comme ça, mais c’est tout juste s’il n’est pas plus simple de plaquer son mec que son employeur ! Surtout si comme moi, c’est un job stable et pas au SMIC. Vous avez des charges, des obligations qui vous contraignent à gagner toujours au moins la même somme. J’aimerais bien un peu plus, histoire de pas me dire sans cesse « bah on verra le mois prochain » mais si je recommence de zéro ailleurs, ce sera pire. Tellement pire que c’est tout bonnement inenvisageable (bonjour, les salariés modestes qui comme moi galèrent en travaillant !). Alors je fais quoi ?! 

Soit je cherche un autre poste dans cette même boîte. Possible (même si je gagnerais quand même moins) mais surtout peu probable à court terme puisque hiérarchiquement, je suis supposée rester à ma place et qu’ils m’ont déjà bloquée une fois.

Soit je me casse. Au revoir, au revoir, présideeeent ! Ah oui, mais là faudrait que je trouve un job qui me PLAISE réellement au fond du cœur. Et que je gagne au moins la même somme qu’actuellement. Le mouton à cinq pattes en somme.

Ou enfin, que je monte mon business. Avec tous les risques que cela comporte. Pas de salaire assuré, encore moins la sécurité de l’emploi (va savoir pourquoi, les banques adorent ça). Sans compter que je n’ai pas de vraie idée. 

Voilà voilà…  J’aurai 30 ans dans moins de 6 mois. D’ici là, j’aimerais au moins savoir vers quoi m’orienter. Alors je teste à gauche, à droite, divers outils. Je reviendrai en parler ici, promis.